Harry Potter et le mystère de la chouette effraie
Comme Harry s’y attendait, le dîner n’avait pas été des plus merveilleux. Ce soir-là, après avoir mangé quelques choux de bruxelles et deux-trois branches de brocolis, Harry était sortit faire ses corvées quotidiennes. En effet, depuis qu’il était revenu de Poudlard, son oncle lui avait imposé quelques “petits” travaux, et cela, tout au long de l’été. Ainsi, tous les soirs, Harry devait sortir les poubelles dehors et arroser les plantes ce qui, d’après l’oncle Vernon, ne pouvait pas être fait pendant la journée. Or la tante Pétunia avait une grande collection de plantes dans le jardin, notamment son impressionnant massif de Bégonias qui faisait sa fierté, en plus de Dudley.
Alors, ce soir-là, Harry regagna la maison, épuisé et courbaturé. Il s’apprêtait à regagner sa chambre quand un bruit dans le salon attira son attention. L’adolescent soupira en constatant, une fois dans le salon, que la télévision était restée allumée. Harry soupçonna Dudley d’avoir, par pure paresse, négliger de l’éteindre, après le feuilleton débile que Dudley regardait tous les samedis soirs, avant le journal télévisé. Harry allait éteindre le poste quand un reportage attira son attention. L’adolescent monta le volume du poste.
« ...Cet
après-midi, au dessus d’Oxford, provoquant un vif émoi parmi les habitants. Sur
place, notre envoyé spécial Philippe Noyer. »
Le studio disparut pour laisser place à deux hommes. En
arrière-plan, Harry distinguait des gens qui paraissaient effrayés et qui
discutaient avec animation. Le premier, armé d’un micro parlait.
« ...Grâce au caméscope de ce jeune touriste
français, en visite de famille, voici en exclusivité, quelques images de
l’évènement , vers les alentours de deux heures ! »
Le petit film du touriste succéda aux deux hommes. Harry sursauta en reconnaissant le phénomène. La « chose » ressemblait à une tête de mort verte et un serpent qui jaillissait de sa bouche, comme une langue. Ce symbole, dépourvu de sens pour des Moldus, était plus que familier aux sorciers, et surtout à Harry, qui l’année précédente avait eu l’occasion de découvrir ce curieux signe et son effet sur les sorciers.
“Oh non ! La Marque des
Ténèbres !” murmura-t-il en se rapprochant du poste.
En effet, la Marque des Ténèbres était le symbole de Voldemort, et signe de reconnaissance de ses partisans. En effet, Voldemort avait gravé cette marque par le feu sur le bras gauche de chaque Mangemort, ce qui était leur signe de ralliement. De plus, les Mangemorts faisaient apparaître, au temps de son règne, cette marque, chaque fois qu’ils tuaient quelqu’un. C’était pourquoi, l’apparition de la Marque des Ténèbres suscitait la terreur chez la communauté des Sorciers mais aussi, même sans en comprendre la raison, des Moldus.
Il reporta son attention à la télévision où les deux
hommes étaient revenus.
« - ...plus sur ce curieux phénomène, monsieur
Desonge ?
- Il n’a pas duré
très longtemps. Vingt minutes, tout au plus et il a disparut aussi soudainement
qu’il était venu, comme s’il avait été effacé du ciel. C’était la première fois
de ma vie que je voyais une chose aussi bizarre, dans le ciel. Mais personne ne
sais ce que c’est !
- Certaines
personnes disent qu’il s’agirait d’une blague d’un petit plaisantin, ou d’un
feu d’artifice particulièrement ingénieux. Et vous, qu’en pensez-vous ?
- Je ne sais pas
! Mais c’était trop long pour un feu d’artifice et complètement irréalisable.
Cette apparition pourrait tout autant être magique, qui sait ? »
Harry éteignit le poste, et remonta dans sa chambre,
préoccupé. Pourquoi le Ministère de la Magie n’avait-il pas étouffé l’affaire ?
Et pourquoi la Marque des Ténèbres était-elle réapparue aujourd’hui, chez les
Moldus ? Et surtout, ce qui inquiétait le plus Harry c’est que, l’apparition de
la Marque des Ténèbres ne pouvait signifier qu’une chose. Que Voldemort avait
repris des forces, plus rapidement qu’il ne le croyait. Y avait-il eu de
nouvelles victimes du règne sanguinaire de Voldemort où cette apparition subite
de la Marque des Ténèbres était-elle juste un avertissement, une mise en garde,
pour rappeler à tous, le retour au pouvoir du Seigneur des Ténèbres.
De retour dans sa chambre, ce soir-là, Harry eut beaucoup
de mal à s’endormir, et passa de longues heures, étendus sur son lit, les yeux
au plafond, à réfléchir à cet évènement.
Le lendemain matin, il fut réveillé par l’oncle Vernon
qui frappa sans ménagement à sa porte.
« - Debout ! hurla-t-il, tu as du pain sur la
planche aujourd’hui !
- Oui, oui !
marmonna Harry en se levant, se rappelant qu’il devait repeindre les volets et
tondre la pelouse. Vivement demain, que je parte chez les Weasley ! »
C’est dans la joie à l’idée de quitter plus tôt que prévu
les Dursley, que Harry descendit pour le petit-déjeuner, dans la cuisine.
Après avoir mangé un yaourt allégé, l’adolescent, sortit
dans le jardin pour faire ses corvées.
Deux heures plus tard, il venait de ranger la tondeuse
dans le garage, lorsqu’il fut interrompu par l’arrivée d’Hedwige, avec une
lettre de Ron. Dès que Harry eut récupéré le mot, Hedwige regagna aussitôt, par
la fenêtre ouverte, la chambre de son maître tandis que l’adolescent prenait
connaissance du mot.
« Harry,
Nous avons vu, ce matin, dans la Gazette du Sorcier, que
la Marque des Ténèbres était apparue hier au dessus d’Oxford. Maman veut
absolument qu’on aille te chercher au plus tôt. Donc, on viendra te prendre aujourd’hui,
vers treize heures. Attend-nous dans ton salon.
A tout de suite !
Ron. »
Harry sourit et rangea le papier dans sa poche. Il
n’aurait pas à repeindre les volets, au moins.
Ayant regagné, discrètement, sa chambre, Harry avait profité du retour d’Hedwige, pour l’envoyer porter une lettre à Sirius.
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